Si Tu le Casses, Tu l’Achètes: La question de la Sahel

Tout au long de son histoire moderne, la France a consacré une grande partie de son temps—en quelque sorte—à l’Afrique du Nord (le Maghreb) et à l’Afrique de l’Ouest (le Sahel). Les relations complexes entre pays avec les cultures respectives de la région se reflètent dans la composition sociétale de la France du 21ème siècle, qui existe comme un amalgame d’identités, de langues et de religions. Certes, ce n’est pas une coïncidence mais plutôt le résultat de mésaventures et d’activités de colonisation sur le continent Africain, laisser derrière lui un cadre qui a créé des crises humanitaires et sécuritaires auxquelles la région est confrontée aujourd’hui. La France a dirigé de la réponse militaire et sécuritaire aux pannes dans le cadre de l’opération Barkhane, en collaborant avec les pays partenaires du G5 Sahel pour rétablir la stabilité et le droit établi dans la région. Après tout, un désarroi doit être nettoyé et celui qui devrait nettoyer ce désarroi est celui qui l’a fait. En continuant à permettre aux gouvernements locaux et en fournissant un cadre stable pour la croissance socio-politique dans toute la région, l’opération Barkhane est essentielle à la bien-être et à la longévité des jeunes nations du Sahel.

L’intervention militaire a facilité le développement des nations africaines dans tout le Sahel, réunissant le collectif du Burkina Faso, du Tchad, du Mali, de la Mauritanie, et le Niger, renforçant leurs appareils de sécurité pour faire face à un ensemble d’acteurs violents. Les menaces prennent de nombreuses formes, certaines motivées par la religion, d’autres non. Mais, c’est Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), L’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) et Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) qui sont les principaux insurgés que la coalition des nations africaines — avec l’aide de partenaires européens — tente de vaincre*. Après une résistance localisée au Mali, à la suite de la guerre civile en Libye en 2011, la France et d’autres pays partenaires sont engagés à apporter la stabilité dans la région, donneront 5000 soldats à l’opération Serval. Ces efforts ont apporté la paix à la moitié nord du pays, un succès qui a été grandement apprécié par les habitants et les gouvernements. La terreur violente subie par les résidents a été stoppée et l’opération Barkhane a été lancée pour prévenir et l’effondrement* futur de leur institutions.

Cependant, l’héritage de l’impérialisme Français en la Sahel est frais dans l’esprit de nombreux analystes et personnalités politiques. L’ancien président égyptien, Mohamed Morsi, a critiqué l’intervention de la France, affirmant que l’augmentation de la présence peut créer une nouvelle concentration de la violence. Beaucoup de critiques, comme Morsi, sont des islamistes conservateurs qui rejettent l’implication des pouvoirs européens dans les affaires locales. Il est compréhensible que des personnes inquiète des motifs de ces pays et que de nombreux habitants de la région se méfient des motivations économiques potentielles. De plus, de nombreuses générations plus âgées se souviennent de la présence française au Mali et dans les régions environnantes comme l’autorité dirigeante. La préoccupation est que le participation européenne va aliéner les nations Sahariennes du Sahel de leurs voisins Nord-Africains comme l’Egypte et l’Algérie. En France, beaucoup de gens critiquent l’opération pour son coût élevé et les optiques de l’incursion continue en Afrique du Nord et de l’Ouest.

Malgré les critiques culturelles et politiques des commentateurs partisans, les opérations menées dans la région du Sahel continuent de démontrer la capacité des coalitions internationales de lutter efficacement contre les menaces terroristes et d’insurrection dans les régions rurales et urbaines. Ce faisant, la France supprime un refuge pour les terroristes internationaux potentiels, qui s’organisent en groupes étrangers pour perpétrer des attaques en France et dans d’autres pays européens. Ces opérations aident également les administrations locales en renforçant les bureaucraties et l’État de droit, ce qui se traduit par des sociétés plus sûres et plus productives. En effet, une écrasante majorité de Maliens soutient l’intervention française avec 96% en faveur de l’implication de la nation. Comme c’est le cas dans de nombreuses régions du monde, bien que l’aide étrangère soit souvent impopulaire sur le plan politique, elle peut être incroyablement efficace. C’est certainement vrai dans le cas de l’opération Barkhane.

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Matthew Ross

Second-year Honors student and Political Science major (International Relations concentration), pursuing a double minor in French and Religious Studies at UCSB's College of Letters and Science. Committed to developing a comprehensive understanding of the interaction between religion, security and government while preparing for a career in International Affairs.

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